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Scandales médicaux

Pourquoi les médias se croient-ils obligés de défendre Bill Gates?

Un article paru le 17 avril dans le New York Times, journal dit « de référence », revient sur les « fausses informations » qui circuleraient concernant Bill Gates et les vaccins qu’il développe et teste en Afrique et ailleurs. L’attaque venait -entre autres- de Robert F Kennedy Junior, avocat et politicien démocrate.

Sauvons Bill Gates … et les vaccins !

Si Bill Gates a prévenu dès 2015 que le plus grand risque pour l’humanité n’est pas une arme nucléaire mais un virus, c’est par pur charité, selon le New York Times, qui souligne la diffusion de ce discours par les « antivaccins », les « Q Anons », les « conspirationnistes ».

Et les journalistes de planter le décor: « M. Gates, 64 ans, cofondateur de Microsoft devenu philanthrope, est devenu la star d’une explosion de théories du complot sur l’épidémie de coronavirus. Dans des publications sur YouTube, Facebook et Twitter, il est faussement décrit comme le créateur du Covid-19, comme le profiteur d’un vaccin contre le virus et comme faisant partie d’un complot ignoble pour utiliser la maladie pour éliminer ou surveiller la population mondiale« .

Des « accusations folles » qui seraient reprises par des « antivaccins » comme Robert F. Kennedy Jr. En France aussi, la campagne de sauvetage du soldat Bill Gates a commencé. Capital nous ainsi gratifiés d’un article titré : « Bill Gates, la première cible des complotistes« .

Dans le classement des « théories du complot », Bill Gates et ses vaccins seraient ainsi arrivés en toute première position depuis le début de la crise du coronavirus, avant les affirmations sur la 5G.

Selon le New York Times, les attaques contre Gates viendraient principalement des supporters de Trump. ces « théories » effraient l’establishment parce qu’elles nuisent à la campagne de propagande en faveur du vaccin qu’on va bientôt nous présenter (dans 18 mois environ selon Bill Gates).

Le journal a interrogé une « débunkeuse » professionnelle: « Les théories du complot à propos de M. Gates peuvent particulièrement endommager ce que les gens pensent d’un futur vaccin contre le coronavirus, a déclaré Claire Wardle, directrice exécutive de First Draft, une organisation qui lutte contre la désinformation en ligne. Elle a déclaré que les récits « ont le potentiel de lancer des campagnes en ligne coordonnées et sophistiquées qui empêchent les gens de prendre un vaccin contre le virus. »

Gates est de son côté très actif à la télé, en appelant au « confinement » général, à « vacciner tout le monde globalement« , à surveiller la population, à supprimer les « grands événements » pendant des mois. Le 6 avril, il annonçait financer la recherche pour 7 vaccins. Le 12, on apprenait que Gates et la Corée du Sud faisaient alliance pour développer un traitement et un vaccin.

Le 12 avril, il adressait une lettre ouverte aux gouvernements des pays riches, demandant une réponse « globale » contre le virus, et que « les pays en développement en bénéficient« .

Au début de cette semaine, interviewé à la télé, il déclarait au sujet de la crise sanitaire qualifiée de « pire qu’une guerre« , que « Les choses ne reviendront pas à la normale tant que nous n’aurons pas de vaccin ou des traitements efficaces à plus de 95 %« 

Le philanthrope professionnel a donné 100 millions de dollars en février pour financer la recherche pour un vaccin et des traitements contre le coronavirus. Un montant porté à 250 millions de dollars à la mi-avril pour « aider les pays aux revenus les plus faibles pour lutter contre la pandémie, notamment en Afrique et en Asie du Sud« , précisaient Les Echos.

En décembre 2019, le Massachusets Institute of Technology (MIT) annonçait l’invention de « nanoparticules injectables sous la peau qui émettent une lumière fluorescente invisible à l’œil nu mais visible par un smartphone, et qui pourraient un jour servir à confirmer que la personne a bien été vaccinée« , expliquait Le Monde. Le dispositif, financé par la fondation Bill et Mélinda Gates, doit être testé au Kenya et au Malawi.

Le 26 mars 2020, Microsoft a déposé un brevet (WO/2020/060606) pour une micropuce couplée à un système de cryptomonnaie permettant de « détecter l’activité corporelle de l’utilisateur« : « Le système de cryptomonnaie de la présente invention couplé de manière à communiquer avec le dispositif de l’utilisateur peut vérifier si les données d’activité corporelle satisfont une ou plusieurs conditions définies par le système de cryptomonnaie, et attribuer une cryptomonnaie à l’utilisateur dont les données d’activité corporelle sont vérifiées« .

Quelles sont les accusations ?

Outre les théories plus ou moins étayées voir carrément bidon évoquées par le New York Times, Capital et d’autres médias, il y a des accusations factuelles contre les campagnes de vaccination de Bill Gates, principalement en Afrique mais aussi sur d’autres continents. En janvier 2019, Bill Gates était le deuxième donateur de l’OMS, si on prend en compte toute la nébuleuse d’ONG et d’instituts qu’il finance directement ou indirectement.

Kennedy, président de l’ONG Childrens Health Defense, a publié un dossier étayé sur les critiques de ses campagnes, notamment celles qui ont permis de stériliser de force la population féminine. Par exemple:

Environ 70 vaccins contre le coronavirus sont en cours de développement, selon l’OMS. A travers sa fondation et le Coalition for Epidemic Preparedness Innovations (CEPI), il finance certains d’entre eux.

Avec ses 250 millions de dollars investis dans la vaccination, l’objectif est piquer 7 milliardse personnes, rien d emoins. « L’échelle normale d’un vaccin se compte en centaines de millions de doses. Cette fois, c’est 7 milliards d’individus qu’il va falloir vacciner« , a dit le 16 avril Mark Suzman, PDG de la Fondation Bill et Melinda Gates. Et pour y parvenir, Gates et sa fondation appellent à une action mondiale. 

Pourquoi les médias se croient-ils obligés de défendre #BillGates qui s’apprête à vacciner 7 milliards d’humains contre le #coronavirus?

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